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Pour l’amour de l’Art je veux bien le croire. Monsieur Hasquenoph me semble bien honnete, et je le crois sincere lorsqu’il hallucine devant les formidables critiques de Ahae. Il se plait a les ennoncer dans son livre, et sa prose reste d’une impeccable sobriete. Connaissant “Louvre pour tous” avant de connaitre l’auteur, a travers son blog, j’ai reconnu, je me plais a le croire, un homme sur le qui vive pret a nous alerter. Ce n’est pas une position confortable dans le microcosme auquel il appartient, celui de la culture (parisienne, mais pas que, pour “louvre pour tous”), dans lequel on a tendance a ne reconnaitre que les diplomés, les bienheureux du serail. Il semblerait que Monsieur “Louvre pour tous” ai acquis un certain statut et je souhaite qu’il le conserve longtemps. On aimerait tant que “nos elites” conservent l’ethique, celle du respect du public, des institutions, et de leur ame. Ne pas vendre son ame au diable pour quelques sous ou quelques lauriers. C’est l’Etat qui paie pour les prestigieuses places de directeur de musee, c’est le peuple qui paie, arretons de prendre le peuple pour un idiot.

 

Auteur : Bernard Hasquenoph

l'herbe des nuitsIl ne se passe pas grand chose dans ce roman, quelques silhouettes apercues sous la lumiere jaunatre suintante des reverberes de Paris la nuit. Tout comme le héros de cette histoire, on attend et puis l’on attend plus. On se laisse charrier par cette petite musique faite de chuchotement et de silence. On entend par dessus son epaule le ruisselement des caniveaux. L’air moite des stations de metro semble suspendu sur la ville, comme une chappe de plomb. Les rares lumieres sont celles que l’on laisse volontairement ou non dans les maisons vides. On le sait d’avance, il n’y aura pas de denouement, on ne peut lutter contre des ombres. Toute la poésie de Modiano dans ce court roman.

 

 

 

auteur : Patrick Modiano

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Le saviez-vous ?

Les cirques de puces ont reellement existe. Il ne s’agit pas d’histoires inventees, comme je le croyais, pour impressionner les enfants. Au XVIeme siecle, des bijoutiers, pour attester de la finesse de leur travail eurent l’idee d’harnacher des puces avec de fines chainettes. A la fin du XIXeme siecle et au debut du XXeme, les cirques de puces connurent un veritable engouement a travers le monde. Les hommes sont etranges tout comme cet album !

 

 

 

 

auteur Helene Rajcak / illustrateur : Damien Laverdunt

a partir de 7 ans

MonsieurVous permettez ?

(album tres grand format)

On entend beaucoup parler des chats. Ils sont tres envahissants malgre leur petite taille. Voici un Monsieur (le chat), grandeur nature, sur les pages cartonnees d’un album sans concession sur nos mysterieux amis.

auteur : Marie-Ange Guillaume \ illustrateur : Henri Galeron

a partir de 7 ans

Avant-quand-y-avait-pas-ecole

Pour bien debuter l’annee et promouvoir les bienfaits de l’école auprès d’un public (les ecoliers) pas toujours convaincu, un grand et drole d’album. Des illustrations caricaturales et belles a la fois, un texte pétillant. Une suite de “Quand papa etait petit y avait des dinosaures”.

Auteur : Vincent Malone / illustrateur : Andre Bouchard

a partir de 8 ans

hokusaiTexte et illustrations minimalistes, pour cet excellent petit livre sur le peintre Hokusai et sa plus celebre estampe, la vague. Quand le peintre fixe un instant pour l’eternite ou l’eternite contenue dans un instant. Un petit bijoux de finesse et d’intelligence qui parle peu mais dit beaucoup sur la condition de l’artiste et les conditions de son oeuvre.

 

 

 

auteur : Olivier Charpentier \ illustrateur : Beatrice Alemagna

a partir de 7 ans

spitzwegUn bonheur pour le lecteur, avoir le sentiment qu’a chaque page quelque chose est dit. Avancer dans sa lecture sans attendre de denouement particulier, juste pour le plaisir de gouter une ecriture, legere, fluide, poetique sans emphase. Monsieur Spitzweg ne s’ennuie jamais, et l’on ne s’ennuie pas une seconde dans ce roman que j’ai lu d’une traite, qui n’est pas seulement une ballade au coeur de Paris, mais aussi une reflexion sur l’individu dans notre societe trepidante hypermediatisee et sa toute relative liberte de vivre en accord avec lui-meme et en amitie avec les autres.

auteur : Philippe Delerm

Un album de grande taille cabinet de curiositequi se lit en format paysage. De belles illustrations très modernes par le choix des couleurs mais qui conservent un petit cote surané des premiers livres illustrés, par l’utilisation de l’aplat, le dessin au cerné noir évoque la gravure sur bois. Je n’en dirais pas plus, car je ne pourrais faire mieux que la préface de ce très bel ouvrage.

 

 

Préface

Salles aux trésors pour certains ou bric-à-brac pour d’autres, les cabinets de curiosités sont souvent considérés comme les ancêtres des musées. Dans ces lieux privés étaient entreposées et exposées des collections de toutes sortes, le critère principal étant l’hétéroclisme.
On pouvait y trouver pêle-mêle des roches volcaniques, des oeuvres d’art, du sang de dragon, des télescopes ou des squelettes de caméléons ! Aussi appelés “chambres des merveilles”, ils regroupaient presque tout et n’importe quoi, l’idée étant de collectionner et de mettre en scène les choses les plus belles et les plus surprenantes.
Apparus à la Renaissance dans les cours d’Europe, ce sont de véritables univers miniatures, avec pour ambition de dresser un inventaire du monde. Mais l’accent est mis sur le rare, l’étonnant, l’exotique, le bizarre, bref, en un mot : le curieux.

On distingue souvent deux grandes catégories : les créations de la Nature (les animaux, les végétaux, les minéraux) et les créations humaines. Mais, à vrai dire, il n’y a pas vraiment de règle lorsque l’on parle de cabinets de curiosités. Ils sont avant tout le reflet de la personnalité de leur propriétaire, aussi bien au XVIe siècle qu’aujourd’hui, où les collectionneurs sont encore nombreux et passionnés. Quelques rois et princes ont d’ailleurs rendu très célèbres les cabinets de curiosités : François Ier en possédait un à Fontainebleau, François de Médicis à Florence, Rodolphe II, un immense à Prague, Mazarin, un à Paris. Lieux d’études et de recherches, ils étaient, à l’époque de leur gloire, signes de puissance et de prestige. Mais c’était également des espaces de sociabilité, où l’on venait parler, échanger et admirer les collections de chacun. Les vertus qu’on attribuait à l’objet et le récit qui l’entourait étaient au moins aussi importants que sa beauté ou sa rareté. Ils donnaient lieu à des discussions parfois houleuses entre curieux de tous bords.

Dans ce livre sont regroupées les collections indispensables et essentielles à la création d’un cabinet digne de ce nom, avec même quelques surprises… Sur chaque page, c’est l’histoire d’un élément en particulier qui est racontée ; pour le reste, il suffit juste d’admirer !
Alors, à bas l’adage, la curiosité est un joli défaut.
Bonne visite !

 

« Si je devais un jour constituer une collection, ce serait des objets, des bizarreries, des choses dont on ne sait pas d’ou elles proviennent et qui mises cote a cote, prennent un sens parce que la personne qui les a sorties de la leur en a donné un »

Valerie Mrejen

 

au chateauLes vacances enfin ! Pour tous les parents qui (en cette occasion) ont dans l’idée d’emmener leur progéniture en excursion culturelle voici un petit ouvrage des plus plaisants. Pour les enfants d’abord, mais je gage que les parents apprécient d’avantage que les bambins. Encore une histoire savoureuse de Delphine Bournay. Ne loupez pas non plus les aventures de ses deux héros « Grignotin et Mentalo ». De la bonne litterature pour accompagner les enfants durant les longs tragets estivaux et distraire les parents qui ont besoin de faire reposer leurs neurones, c’est plus sympa que Voici ou Gala.

 

 

 

 

Auteur : Delphine Bournay

à parit de 7 ans