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Pour l’amour de l’Art je veux bien le croire. Monsieur Hasquenoph me semble bien honnete, et je le crois sincere lorsqu’il hallucine devant les formidables critiques de Ahae. Il se plait a les ennoncer dans son livre, et sa prose reste d’une impeccable sobriete. Connaissant “Louvre pour tous” avant de connaitre l’auteur, a travers son blog, j’ai reconnu, je me plais a le croire, un homme sur le qui vive pret a nous alerter. Ce n’est pas une position confortable dans le microcosme auquel il appartient, celui de la culture (parisienne, mais pas que, pour “louvre pour tous”), dans lequel on a tendance a ne reconnaitre que les diplomés, les bienheureux du serail. Il semblerait que Monsieur “Louvre pour tous” ai acquis un certain statut et je souhaite qu’il le conserve longtemps. On aimerait tant que “nos elites” conservent l’ethique, celle du respect du public, des institutions, et de leur ame. Ne pas vendre son ame au diable pour quelques sous ou quelques lauriers. C’est l’Etat qui paie pour les prestigieuses places de directeur de musee, c’est le peuple qui paie, arretons de prendre le peuple pour un idiot.

 

Auteur : Bernard Hasquenoph

l'herbe des nuitsIl ne se passe pas grand chose dans ce roman, quelques silhouettes apercues sous la lumiere jaunatre suintante des reverberes de Paris la nuit. Tout comme le héros de cette histoire, on attend et puis l’on attend plus. On se laisse charrier par cette petite musique faite de chuchotement et de silence. On entend par dessus son epaule le ruisselement des caniveaux. L’air moite des stations de metro semble suspendu sur la ville, comme une chappe de plomb. Les rares lumieres sont celles que l’on laisse volontairement ou non dans les maisons vides. On le sait d’avance, il n’y aura pas de denouement, on ne peut lutter contre des ombres. Toute la poésie de Modiano dans ce court roman.

 

 

 

auteur : Patrick Modiano

lady susanUne petite indiscrétion dans la bonne société anglaise. Un court roman épistolaire de Jane Austen, une oeuvre de jeunesse, dans laquelle on retrouve les ingrédients favoris de son auteure, ceux qui ont fait le délicieux « Orgueil et prejugés ». Il y est question de jeunes filles ingénues à marier et principalement d’une jeune veuve, Lady Susan, belle, spirituelle, (détestable sous de nombreux aspects), sans le sous, dénuée de tout scrupule, pour conserver son empire sur la gent masculine et le controle de sa vie. Une sagacité et une minutie impressionnante sous la plume d’une toute jeune femme pour depeindre non sans ironie les soucis de ses contemporaines et contemporains aussi. A consommer accompagné d’une tasse de thé bien chaud servi dans de la fine porcelaine (avec un nuage de lait si on se fie à la couverture).

 

 

 

Auteur : Jane Austen

o-vous-freres-humainsJe viens de refermer le roman d’Albert Cohen, le dernier qu’il me restait à lire.  Lu d’une traite, plus qu’un roman je dirais que c’est un discours toujours très actuel malheureusement. Il parle de son enfance, et du jour ou il fut victime de la calomnie, le jour de ses dix ans. Le calomnieur ? un camelot, encouragé par un public friand de cruauté. Biensur Albert Cohen fait référence à l’antisemithisme. Un vibrant testament, testament désepéré, désespérance non face a la mort prochaine mais a l’inéluctable condition de l’etre humain qui le poussera toujours vers une guerre nouvelle. Une guerre nouvelle, nourrie par toutes les petites guerres que les hommes se livrent entre eux au quotidien et avant tout contre eux meme. Un très beau texte pour lutter contre toutes les formes de haines.

Auteur : Albert Cohen

LaSolutionEsquimauAWOn est bien triste de refermer ce livre, et de quitter le style enchanteur de Hubert Haddad. Une douce musique, qui vous berce et vous transporte dans un univers particulier, la pension de Dame Hison (ancienne courtisanne) et son jardin entre montagne et océan, ou tout n’est pas qu’ordre et beauté, mais où chaque personnage à défaut de trouver la sérénité tente d’oublier le monde, de se fondre, de s’effacer presque dans le magnifique jardin ciselé par Monsieur Osaki pensionnaire lui aussi. La représentation d’un monde idéal, harmonieux, qui réserve cependant bien des surprises. Le jardin devient un personnage a part entière. Il est l’ame de son créateur qui ne vécut que pour lui et sut transmettre son savoir, pour que la petite pension de Dame Hison puisse encore longtemps servir de refuge aux égarés. Des moments de vie, des impressions, des instants fugaces, figés à jamais, d’un monde éphémère et flottant, comme un haiku dont est émaillé le roman. Un récit profond, d’une grande intensité (les dernières pages sont bouleversantes), une écriture aussi fluide et légère que le vent. Un livre qui ne s’oublie pas.

auteur : Hubert Haddad

la vagueUn professeur d’université aux Etats-Unis tente de démontrer à son groupe d’étudiants les mécanismes qui ont fait que tout un peuple adhère au totalitarisme, à la dictature. Il met en place des règles au sein de son groupe (il est l’enseignant, il a le pouvoir), de plus en plus strictes tout en exacerbant la volonté d’adhésion de chacun à un idéal de pureté. Le professeur grisé par le nouveau pouvoir qu’il éxerce sur ses élèves va avoir bien du mal à sortir de la spirale infernale qu’il aura créé. Pas de la grande littérature, mais un ouvrage certainement à conseiller aux adolescents, un roman qui fait réfléchir au meme titre que « Matin brun ». Il s’agit la d’allégories qui parfois sont plus frappantes que la réalité car elles nous plongent dans notre propre contexte… Une mise en garde pour protéger tout un chacun de la « bête immonde » qui peut sommeiller en chacun de nous. Un livre qui m’a touchée adolescente « Un carre de ciel » (Une enfance dans le ghetto de Varsovie). Une autre lecture intéressante sur le sujet « Fatherland » une fiction uchronique.

 

Auteur : Todd Strasser

Une très belle revue sur l’art à avoir dans sa bibliothèque.

DADA est la première collection pour découvrir et faire découvrir l’art. Sous toutes les formes : revues, livres et applications iPad ! 
Au départ, DADA c’est une revue : avec 9 numéros thématiques par an, elle s’adresse aux plus jeunes (dès 6 ans, ateliers et jeux), aux adolescents (textes clairs et vivants) et aux adultes curieux. Le tout dans un univers graphique décalé, qui stimule la créativité… DADA, c’est la qualité d’un petit livre d’art au prix d’une revue !
Parmi ces revues, une sélection est régulièrement rééditée sous forme de beaux livres cartonnés. Avec un format et une pagination accrus, on découvre les oeuvres en plus grand. Mais toujours dans l’esprit DADA : les textes et les oeuvres sont complétés par un abcd’art et deux ateliers, et le tout est mis en image par un illustrateur invité.
DADA, c’est aussi la première collection d’applications iPad pour découvrir l’art. Conçues en partenariat avec Joue Avec, elles expoitent les possibilités interactives de la tablette pour aborder l’univers des artistes différemment. Chaque application est une monographie complète, avec une galerie d’oeuvres commentées, une biographie audio, des outils pour analyser les création de l’artiste, un espace créatif et des jeux.
Enfin, les ateliers DADA permettent de nous rencontrer autour de la découverte d’un artiste… par la pratique !

dada

Présentation de l’éditeur
Comment éveiller et accompagner le goût de lire chez
l’enfant ? Comment l’aider à suivre son parcours de lecteur,
du premier album à la littérature sous toutes ses formes?
Une bibliothécaire d’exception, fondatrice de La Joie par les livres, revient sur son itinéraire et nous donne des clefs pour aujourd’hui. La réédition revue et augmentée d’un classique.

 

 

 

 

 

 

auteur : Geneviève Patte
Gallimard

Pour les parents qui souhaitent transmettre le goût des livres à leurs enfants

Liens :
La Joie par les livres
Hors-Champs Genevieve Patte

Nouvelle extraite de « trois contes »
L’histoire de « Un coeur simple » est tout bonnement le récit d’une vie obscure, celle d’une pauvre fille de campagne, dévote mais mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu’elle soigne, puis son perroquet ; quand le perroquet est mort, elle le fait empailler et, en mourant à son tour, elle confond le perroquet avec le Saint-Esprit.Cela n’est nullement ironique comme vous le supposez, mais au contraire très sérieux et très triste. Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même. Gustave Flaubert.

Comment en une cinquantaine de pages faire le récit d’une vie, plonger les lecteurs dans l’ambiance d’une petite ville de Normandie au XIXe siècle, évoquer le climat social et religieux de ce siècle et explorer l’âme humaine sans frustrer le lecteur ? Avec beaucoup de justesse, de talent ou du génie !
Un Coeur simple est pour moi un très bel hommage rendu aux êtres humbles, et dévoués qui, comme Félicité, malgré la cruauté de la vie, ne cessent de donner de l’amour aux autres sans rien demander en retour. L’amour inconditionnel de Félicité n’est jamais ridicule, même lorsqu il se transforme en dévotion pour un perroquet empaillé. Vers la fin de sa vie, Félicité trouvera en son perroquet, la part de bonheur que le destin, au fil des années, semblait lui refuser en éliminant les uns aprés les autres, les êtres qu’elle aimait.

auteur : Gustave Flaubert