Qu’ai je donc fait ?

Amoureux des bains de mer, du soleil, de l’Histoire et des belles lettres, amoureux de la vie, Jean d’Ormesson nous fait part dans ce livre, à la suite de « C’était bien » de ses regrets d’avoir peut-etre trop bien vécu et de ne pas laisser à la postérité une oeuvre impérissable. Sans fausse modestie, il avoue envier Maurice Leblanc bien qu’il ne fut pas considéré comme un « grand écrivain » pour son oeuvre qui aura marqué plusieurs générations de lecteurs et lui même (auteur qu’il inclue dans sa bibliothèque idéale au côté de Maupassant, Hugo et autres monuments de la littérature). Jean d’Ormesson nous fait part de son angoisse face au néant, face à l’univers, thèmes qui reviennent souvent dans ces derniers romans. Il pousse un coup de gueule contre l’hyper médiatisation à des fins commerciales de l’art en général « La médiocrité est portée aux nues. Les navets sont célébrés comme des chefs-d’œuvre. Ce qui sera oublié dans trois ans est l’objet d’un tintamarre qui finit par rendre insignifiant pêle-mêle le meilleur et le pire. Les œuvres dignes de ce nom ne manquent pas autour de nous. Elles sont emportées dans les flots de la nullité acclamée ». Jean d’Ormesson s’agace, tempête, il aime, il vibre, et souhaite nous faire partager tout ce qui ne cesse de l’émouvoir. Monsieur d’Ormesson est « bavard » et je ne me lasse pas de l’écouter.

auteur : Jean d’Ormesson

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